Tirages Lith

Les tirages lith s’obtiennent de façon traditionnelle, en chambre inactinique, à partir d’un négatif et d’un agrandisseur, sur un papier argentique traditionnel. L’une des particularités des tirages lith, c’est une réaction différente propre à chaque papier. C’est une porte ouverte vers des contrées inconnues, d’agréables surprises comme de tristes déconvenues, c’est se contraindre à accepter l’aléatoire.

A la différence du traditionnel procédé argentique (révélateur, bain d’arrêt, fixateur), le procédé lith utilise un révélateur particulier (révélateur lith) qui possède la singularité de se dégrader très vite (il devient inopérant au bout de 5 à 10 tirages). Sa dégradation rapide au contact du papier photo altère chaque image différemment. Les tirages obtenus sont donc des exemplaires uniques, non reproductibles avec le même procédé.

Selon les papiers utilisés, des effets de matière peuvent apparaître sous la forme d’effets poivrés ou encore de trames aléatoires. Le révélateur lith possède également la particularité de modifier les tons de l’image (du gris chaud à l’orangé). L’utilisation post-tirage des procédés de virage tels que le cuivre ou le sélénium augmentent encore considérablement le champ des possibles.

Chaque tirage est donc une aventure unique, singulière, aléatoire qui prend à contrepied le principe de reproductibilité propre à la photographie. Le procédé lith, de par son jeu de contraintes, offre de superbes espaces de créativité.