Tirages argentiques

Doté d’un laboratoire et bénéficiant d’une longue expérience de la chambre inactinique, je continue à tirer de façon traditionnelle, à partir de négatifs argentiques sur des papiers contenant des sels d’argent. Mes préférences s’orientent vers les papiers barytés brillants qui confèrent aux images des noirs très profonds, de superbes nuances de gris. L’émulsion sensible et la couche de sulfate de baryum garantissent au papier blancheur et tenue dans le temps.

Ayant une nette préférence pour les tons chauds, j’utilise également des procédés de virage tels que le sélénium, le cuivre, la thiourée qui outre le fait de pérenniser l’image, permettent d’obtenir des tons très chauds.

Adepte du format carré lié à l’utilisation d’un appareil photo Hasselblad (6×6), depuis quelques années, je privilégie les formats allant de 15×15 à 25×25. A contrecourant des formats immenses qui peuplent les cimaises des expositions depuis une vingtaine d’années, ces « petits formats » obligent le spectateur à s’approcher de l’image afin de la tutoyer, d’entrer dans son intimité.

La banalisation des tirages jet d’encre et la diminution drastique de la fabrication de ces papiers argentiques ont fini par élever les images sur papier baryté au rang de tirage d’exception.